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4ème Lettre

Rio de Janiero le Xbre 1817

[indecipherable] receviez sous [indecipherable], j'espère, la nouvelle de notre heureuse traversée et de notre arrivée au Brésil. Je vous l'écrivis, en deux mots, par le paquebot que nous trouvâmes prêt à partir comme nous arrivions dans cette rade. Maintenant que je ne suis pas si pressée, je puis vous écrire avec moins de laconisme!

Ce qui m'occupait le plus en traversant l'Océan, c'était que j'allais voir aussi ce nouveau monde, si éloigné du nôtre, ce continent si long-temps inconnu au européens et qu'en peu de siècles ils ont rendu si différent de ce qu'ils l'ont trouvé.

En m'en approchant je pus encore une fois appliquer l'observation que nous fîmes souvent du danger des descriptions exagérés: il est probable que si je n'eusse pas lu celle que Péron fait de la [indecipherable] de la mer, j'aurais vu ce phénomène avec bien de l'étonnement; je le vis, et il me fit peu d'impression, parce que j'avais imaginé de voir me trouver comme au milieu d'une mer toute de feu.

La mer de la terre m'a causé d'autant plus de plaisir que rien n'est plus beau que la rade de Rio de Janeiro! Nous n'avions pas encore mouillé, qu'un officier du Roi est venu dans un canot avec l'ordre de s'informer si notre bâtiment était l'Uranie, annoncé au Brésil depuis long-temps, et l'assurance que S. M. accueillerait les français de son mieux et leur ferait donner toutes les choses jugées nécessaires

 

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