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nous avons vu avec étonnement, une grande rue bordée de maisons charmantes et peu élevées, de vastes casernes, un joli jardin qui sert de promenade publique, et d'autres établissements utiles, tout cela entremelé de plantations diverses et nous avons admiré ce que peut  l'industrie de l'homme, dans les lieux ou la nature semblait avoir refusé tout agrément. A l'extrémité du jardin public, et au milieu d'une plate forme couverte d'attributs de guerre, s'élève un pedestal sur lequel est placée la Statue [indecipherable] du général Eliott, regardant firmament du coté de la mer. On dirait qu'il défie l'ennemi de venir attaquer encore Gibraltar, qu'il défendit si courageusement en 1782.

Le Duc de Kent est gouverneur ce cette place, mais il n'y réside jamais; il y a un Lieutenant-Gouverneur, Le Général Georges Don, de  qui nous avons été aussi très bien reçus. Louis alla avant-hier, avec une partie de son état-major lui faire une visite; ce général s'excusa de ne pouvoir traiter ces messieurs, comme il l'eût désiré, ayant son ménage à deux lieues de la ville, dans une campagne qu'il habite ordinairement. Mais  Pendant que l'on verrait avec un grand intérêt qui a été fait pour rendre le [indecipherable]  de Gibraltar inexpugnable, ce Général a offert aux officiers de l'Uranie qui désireraient examiner ces travaux, de les leur faire voir. J'y ai accompagné Louis. C'est une chose bien extraordinaire que ces fortifications. Figurez-vous ce que peuvent êrew plusieurs étages de galeries, creusées dans le roc, et garnies de deux ou trois cents pièces de gros canons. Mais il y a encore l'autres betteries. J'avais qu' on nous a dit que Gibraltar est [indecipherable] de six cents pièces de canons d'artillerie. Toujours montant, on arrive jusque

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